Table de concertation des aînés de l'île de Montréal

Une autre étape de franchie dans la démarche MADA

 

Mme Jocelyn-Ann Campbel et Mme Jane Cowell-Poitras lors de l'assemblée consultative

Source: Le messager de Lachine-Dorval

Tous les intéressés par la démarche Municipalité amie des aînés à Montréal étaient conviés le 12 juin dernier à une journée d’assemblée consultative sur le projet de plan d’action. Le document à l’étude avait été rendu public deux semaines plus tôt sur le site de la Ville de Montréal et il avait été relayé par plusieurs organismes afin de le faire connaître du plus grand nombre de citoyens.

L’assemblée de l’après-midi a fait salle comble et l’on y retrouvait une majorité de représentants du milieu associatif aînés mais également des élus d’arrondissements, des employés municipaux et des citoyens. L’animation était assurée par le Centre St-Pierre qui avait réalisé, avec succès, la tenue des forums de consultation en février.

Le déroulement des séances

Mme Jocelyn-Ann Campbell, responsable du développement social et communautaire, de la famille et des aînés a accueilli les participants avec enthousiasme par un mot d’introduction lors de la première séance. Elle a profité de cette occasion pour encourager les gens à intervenir, en soulignant qu’il s’agissait d’une étape cruciale à laquelle la ville se soumettait, pour bonifier le plan d’action en vue de sa sortie le 1er octobre 2012 lors de la Journée internationale des personnes aînées. M. Berthier Landry de la Ville de Montréal ainsi que M. Denis Guérin du Carrefour action municipal famille (CAMF)  ont, quant à eux, présenter les étapes préalables au plan d’action et le processus d’élaboration qui s’en est suivi tout au long du printemps. La parole était par la suite cédée aux personnes intéressées à s’exprimer sur le document.

Au total, 27 interventions ont eu lieu à la séance de l’après-midi et près de dix en soirée. De manière générale, plusieurs commentaires saluaient la démarche entreprise par la ville qui, somme toute, est nécessaire à l’heure où 1 aîné sur 4 de la province réside à Montréal. Les 7 principes qui guident les actions ont également fait l’objet de félicitations et la TCAÎM croit d’ailleurs que ces principes doivent impérativement être appliqués si l’on souhaite que Montréal soit représentative des besoins des aînés.

1-Le «réflexe aîné» pour s’ouvrir aux réalités des citoyens âgés

2-L’accessibilité universelle, pour favoriser l’autonomie des aînés

3-L’analyse différenciée selon les sexes, pour prendre en compte les besoins différenciés des personnes aînées

4-Le partenariat et la concertation, pour agir ensemble

5-La synergie de l’intervention, pour optimiser l’utilisation des ressources

6-Les acquis, pour bâtir sur ce qui existe

7-La flexibilité, pour s’adapter aux changements

Sur une note plus pessimiste, de nombreuses personnes ont fait référence aux faits que le plan arborait un caractère bureaucratique et que la lecture était complexe. D’ailleurs, puisque chaque direction municipale détaille les actions qu’elle entreprendra, l’approche en silo s’éloigne des principes de la démarche MADA qui se veut intégrée.  De plus, plusieurs intervenants ont indiqué que peu d’actions étaient adressées aux aînés des communautés culturelles.

L’intervention de la TCAÎM

La TCAÎM est enchantée de lire, dès les premières lignes du plan d’action, que la Ville reconnaisse le caractère hétérogène des aînés. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, les 7 principes qui guident les actions sont excellents comme point de départ pour construire un Montréal amie des aînés. De plus, nous appuyons la requête de financement au gouvernement provincial car elle s’avère nécessaire pour la réalisation de la plupart des actions.

Pour résumé, nous avons demandé à ce que les actions soient regroupées par enjeu, par soucis de clarté. Nous avons recommandé qu’une attention particulière soit apportée aux actions déjà existantes sur le territoire afin qu’il n’y ait pas de dédoublement. Finalement, ce qui a le plus choqué la TCAÎM c’est que l’accompagnement transport pour motif médical (ATMM) qui avait été défini comme un enjeu prioritaire par le comité des partenaires ne figure à aucun endroit dans le plan d’action. Il s’agit d’un enjeu qui a fait l’objet de plusieurs discussions lors des forums de février et est clairement un besoin alarmant à combler sur le territoire montréalais car les ressources ne suffisent plus.

Tout au long de l’année 2011-2012, la TCAIM et le réseau FADOQ-région île de Montréal ont effectué un travail de mobilisation du milieu et de liaison entre les instances municipales et les organisations locales. D’ailleurs, les organismes de base ont déjà pris l’habitude de nous consulter lorsqu’ils ont des questions sur la démarche. En ce sens, lors de notre intervention,  nous avons mentionné le désir de poursuivre ce travail en intégrant le comité de suivi du plan d’action. Après tout, c’est la concrétisation des actions prévues au plan qui donnera tout son sens à la démarche.

Un extrait de notre intervention a été capté par Radio-Canada. Pour l’écouter, cliquez ici.

Les défis de MADA

Il est important de rappeler que le premier plan d’action MADA s’appuie essentiellement sur les compétences du conseil municipal. Tous les arrondissements étaient représentés sur le comité des élus de la démarche afin d’être sensibilisés à ce projet mais aucun d’entre eux n’est contraint d’adhérer à MADA sur son territoire. Malgré tout, de nombreux efforts sont faits chaque année par les arrondissements afin d’adapter les services, les structures et les politiques aux besoins des aînés. C’est pourquoi, le financement du gouvernement du Québec demeure crucial pour réaliser les changements nécessaires à l’amélioration des conditions de vie pour tous dans les quartiers montréalais.

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