Table de concertation des aînés de l'île de Montréal

On va s’aimer encore?

En cette Saint-Valentin, j’ai entendu la chanson On va s’aimer encore de Vincent Vallières à la radio, parlant de l’amour à tout âge. J’ai pensé tout de suite aux nombreuses « moitiés de couples » rencontrées en Centre d’Hébergement et de Soins de Longue Durée. Saviez-vous que si vous avez besoin d’aller vivre en établissement public, et que vous n’avez pas les mêmes problèmes de santé que votre conjoint(e), vous n’aurez pas le choix que de vivre dans deux lieux d’hébergement différents? Peut être que « vous vous aimerez encore », mais en tout cas, passé un certain âge, vous ne pourrez peut-être plus vivre ensemble…

Par exemple, si un couple souhaite aller vivre en établissement, mais qu’un des conjoints a un besoin continu d’assistance, tandis que l’autre nécessite de l’aide pour quelques tâches de la vie quotidienne seulement, alors ils seront sans doute orientés vers des établissements distincts. En effet, les centres d’hébergement accueillant des aînés dits  « semi-autonomes », n’hébergent généralement pas les aînés « en grande perte d’autonomie », et vice-versa.

S’il y a un jour où il faut réagir, c’est bien le jour de la Saint-Valentin! C’est effroyable de savoir que des couples sont séparés dans deux établissements différents, faute de place, faute de chambre double disponible, de maladies « compatibles », de degrés d’autonomie différents… Faute de chance? Aucune de ces raisons ne justifient à mes yeux tant de cruauté! De quel manque d’humanité ou de quelle absurdité faisons-nous preuve ? Bientôt, il faudra penser à réserver sa place en résidence au moment où l’on s’inscrit en garderie ou en CPE!

Parfois les vieux amoureux, aussitôt séparés dans leur logement respectif, vivent dans la solitude et l’isolement, privés d’Amour. Interruption d’amour après quoi, plus d’une cinquantaine d’années de vie commune? Cette réalité est dure à comprendre… on vient même nous piquer l’amour quand on est vieux? En attendant, pour se consoler, on peut toujours écouter la chanson de Vincent Vallières. Bonne Saint-Valentin à toutes et à tous!

 Quand on verra dans l’miroir, nos faces ridées pleines d’histoires […]
Quand la maison sera payée, qu’il restera plus qu’à s’aimer, […]
Quand nos têtes seront blanches qu’on aura de l’expérience,

Quand plus personne va nous attendre, qui restera plus rien qu’à s’éprendre […]
Quand les temps auront changé qu’on sera complètement démodés […]
Quand sans boussole sans plan, on partira au gré du vent! […]

…on va s’aimer encore.

Maison de retraite, pas question!

… C’est ce qu’ont décidé des aînés de Washington, qui ont choisi de vivre en « village d’entraide » et ainsi rester dans leur domicile et leur communauté. Vieillir chez soi, c’est possible pour les aînés du quartier Capitol Hill de Washington!

Comment?

Pour eux, il n’était pas question de quitter leur domicile. De cette volonté de rester chez soi et de conserver leur indépendance est née l’association à but non lucratif Capitol Hill Village, existant depuis 2007 et qui forme l’un des 66 « villages » aux États-Unis inspirés d’un modèle développé dans le quartier Beacon Hill à Boston en 2001. Le concept du « village » a été mis sur pied par des aînés qui voulaient rester à leur domicile et qui nécessitaient toutefois des services de transport, de soins et de travaux ménagers. Ce concept a pris la forme d’une association à but non lucratif qui fonctionne sur la base d’une cotisation annuelle.

Le Capitol Hill Village comprend 360 membres (dont 260 foyers) et compte sur la collaboration de 215 bénévoles qui assurent le contact téléphonique avec les habitants et les accompagnent pour un rendez-vous chez le médecin, pour remplir des papiers administratifs ou faire l’entretien ménager. Le « village » offre également diverses activités culturelles et sportives.

Aux États-Unis, l’aide sociale est peu présente auprès des aînés, le désir de s’organiser en communauté est donc une caractéristique qui n’est pas rare. D’après Candace Baldwin, codirectrice de Village to Village Network, l’organisation qui coordonne ces « villages », il s’agit d’une façon de vieillir dans son quartier qui intéresse de plus en plus de gens.

En France, certaines initiatives « alternatives » ont aussi été développées. Certaines municipalités proposent des appartements communaux afin de permettre aux personnes âgées de rester dans leur village. Comme alternative originale à la maison de retraite, un groupe de femmes âgées entre 55 et 80 ans ont initié depuis 2001, le projet de la maison des « babayagas », un concept d’une maison de retraite autogérée, écologique, solidaire et citoyenne. Il s’agit d’un projet de coopérative d’habitants regroupant des appartements de 50m2 avec des espaces collectifs tels qu’un jardin potager. Cette idée est venue de ces femmes qui ne souhaitaient pas vivre dans un milieu dans lequel elles se sentiraient refermées sur elles-mêmes, ou exclues de leur commune. De cette façon, elles demeurent actives dans leur ville et partagent leur expérience de vie en proposant notamment des cours de langue, de tricot ou d’aide scolaire.

Pour en savoir davantage sur le Beacon Hill Village, visionnez le reportage de CBS News en cliquant ici.

Même au cinéma, on présente l’idée d’une communauté d’habitation entre personnes aînés. Il s’agit du film « Et si on vivait tous ensemble? » réalisé en 2010 par Stéphane Robelin traitant de l’histoire de cinq amis de longue date qui décident de vivre en communauté pour échapper à la maison de retraite. Comme quoi, il s’agit d’une vraie tendance! Voici la bande-annonce.

Nombreuses sont les alternatives à la vie en maison de retraite, nous pouvons penser entre autres aux maisons intergénérationnelles, aux coopératives d’habitation, aux domiciles adaptés, etc. Et vous, quel concept vous plaît le plus?

Webcam 101 pour les aînés

Bruce Huffman, 86 ans et Esther Huffman, 79 ans, un couple d’aînés de la résidence pour retraités Hillside de la ville de McMinville dans l’état de l’Oregon n’imaginaient pas la célébrité instantanée qu’ils allaient connaître après avoir fait l’essai de leur webcam sur leur tout nouveau ordinateur portatif.

Cette histoire a fait écho… très loin… par-delà les frontières de leur propre pays, au Canada et au Royaume-Uni. Ils ont même été mentionnés au Today Show et Good Morning America, deux émissions de télévision populaires aux États-Unis.

Ces débutants de l’Internet (ils le mentionnent eux-mêmes) ont enregistré en août dernier un court vidéo avec leur webcam en ne pensant pas que celle-ci était en marche. Leur tentative d’explorer cet appareil, qui a été ensuite diffusée par leur petite-fille sur le réseau social YouTube, est véritablement devenue une vidéo virale. Plus de 9 millions de vues ont été notées sur la vidéo et on y compte plus de 62 000 « j’aime », un succès retentissant auprès des internautes qui lui accordent pour la majorité des commentaires positifs en affirmant que la vidéo est une vraie source de bonne humeur!

Ce couple nous rappelle que nous ne sommes peut-être pas au même niveau de connaissances technologiques, mais que la curiosité peut nous pousser à vouloir apprendre et ce, quelque soit notre âge. Bruce et Esther s’amusent devant une caméra et font preuve d’autodérision. Pour sa part, Esther mentionne qu’elle ne savait pas réellement si la webcam était en marche et ne connaissait pas YouTube. Malgré la rapidité à laquelle la vidéo a circulé sur Internet, elle se dit toutefois satisfaite que les gens apprécient la vidéo.

Pour l’instant, aucune suite ne sera donnée à cette vidéo, mais ce couple a sûrement fait de bons progrès dans l’utilisation de leurs nouveaux appareils.

Visionnez la vidéo :

Commentez la vidéo Webcam 101 for Seniors directement sur notre blogue, selon vous, quelle image donne-t-elle des aînés ?

Rire de vieillir, pourquoi pas?

Rire de soi de temps en temps n’est pas coutume et Lise Dion excelle dans cet art! Avec son tout nouveau «one man show», Le temps qui court, la reine de l’humour a fait un retour remarqué sur les planches du Théâtre St-Denis en novembre dernier, après six ans d’absence. Débordante d’énergie, Lise Dion a une fois de plus réussi à séduire la foule par ses blagues qui traitent entre autres de son poids et de son âge, deux sujets pour lesquels il est bon d’en rire un peu, puisqu’au fond… on y fait tous face.

Lise Dion fait preuve d’audace en faisant une remarque à propos de son âge : «J’ai vieilli, je commence à aimer les fleurs de plastique». Cette phrase a eu tout un succès devant le public qui était en grande partie composé de spectateurs âgés dans la cinquantaine, soit de la même génération que Lise Dion.

Parmi les personnages appréciés du spectacle, l’humoriste incarne une dame âgée de 92 ans qui habite dans un C.H.S.L.D., dénonçant à sa manière, les centres pour personnes âgées. «Elle se montre intransigeante et surtout très drôle», souligne Raphaël Gendron-Martin du Journal de Montréal.

Cliquez ici pour lire l’article du Journal de Montréal, 18 novembre 2011

Lise Dion a de la misère avec son ordinateur et son fax

Même si ce numéro d’humour ne fait pas partie de son plus récent spectacle, nous vous le proposons puisqu’il nous démontre que la technologie, c’est pas toujours évident! Pour les générations qui ne sont pas nées devant un clavier d’ordinateur ou presque, l’informatique peut devenir un défi et une aventure très comique. Ce numéro d’humour de Lise Dion nous fait pleurer de rire. Et vous?

À la vue du gris, la pub fuit : la suite

Publicité des opticiens Krys (France) présentant différentes catégories de discrimination. Âgisme ?

Dans notre dernier billet sur l’âgisme dans la pub, on mentionnait que les consommateurs âgés de moins de 50 ans sont la cible préférée des publicitaires. Ces « chouchous » de la pub ne sont pourtant pas les plus grands consommateurs. En effet, ce serait les babyboomers qui représenteraient la génération la plus dépensière, tout âge confondu. Pourquoi alors n’y a-t-il pas plus de publicités destinées aux aînés ou dans lesquelles ils sont représentés ? Compte tenu qu’entre autres, les babyboomers arrivent nombreux à l’âge de la retraite, il sera intéressant de voir si le paysage publicitaire se transformera et considérera les nouveaux besoins issus des changements démographiques…

Il serait temps… car pour l’instant, les créas qui font les scénarios de pub ne doivent pas lire les rapports du service marketing… les acheteurs de voiture ont en moyenne 56 ans. Mais les annonces pour automobiles sont connues pour exploiter une image jeune, riche, séduisante, à l’image d’une jeunesse éternelle idolâtrée… On s’énerve un peu ici, mais les clichés sur l’âge, jeune ou vieux, sont énervants…

Bref, l’émission?Ageism in Avertising?nous apprend qu’un maigre 10% de la publicité est destinée aux aînés. En plus, quand on s’adresse aux aînés, c’est généralement pour leur vendre des crèmes anti-vieillissement, ou autres produits permettant de lutter contre les « problèmes causés par l’avancée en âge » (hypertension, incontinence, arthrose, etc.).  D’accord, on s’occupe des aînés… mais d’une façon révélatrice de l’image généralement négative qui est associée au vieillissement.

En somme, notre société a eu du mal au cours des dernières décennies à offrir une image valorisante des aînés. Certains médias tentent heureusement parfois de s’adapter à leur temps et à leur auditoire. Nous avons observé des annonces publicitaires et en avons trouvé certaines mettant en vedette des aînés. Comment la pub présente-t-elle les personnes aînées ?

Voici quelques exemples de publicités amusantes. Donnent-elles, selon vous, une image positive du vieillissement ? Nous attendons vos commentaires…

1- Cette première publicité de l’entreprise Ikea nous fait sourire. Outre la volonté de vouloir présenter leurs meubles, elle offre une image positive des aînés, car elle démontre que quel que soit l’âge, jeune ou plus vieux, on peut avoir des goûts qui suivent les tendances de l’heure. En voici l’extrait?:

2- Un concept nous donnant l’envie de profiter pleinement de la retraite ! Qu’on soit pour ou contre le principe de l’épargne ou assurance, dans cette publicité –au titre délirant – de la compagnie canadienne de services financiers Raymond James, une libraire réussit à vivre jusqu’à 187 ans, tellement elle a bien planifié sa retraite ! Une situation invraisemblable qui nous met, une fois de plus, le sourire aux lèvres. Une actrice aînée y tient le rôle principal. ça fait du bien de voir des acteurs aînés embauchés pour des publicités télé.

Raymond James Commercial – The Woman Who Lived Longer Than Any Person Who Has Ever Lived

3- Voici un dernier exemple d’une publicité de l’eau de source Evian, créée en France en 2001. Elle fait suite à un concept semblable mettant en vedette des bébés. Cette pub présente des aînés très actifs, faisant de la nage synchronisée. C’est inattendu… qu’en pensez-vous? Caricatural ou drôle ?

Combattre l’homophobie chez les aînés

Le combat contre l’homophobie s’adresse à tous les âges. Les personnes aînées de différentes générations ont eu davantage de difficulté à dévoiler leur orientation sexuelle par le passé. Et si ce sujet longtemps resté tabou avait progressé? Un grand pas en faveur de la lutte contre les préjugés envers les aînés vient d’être récemment franchi.

La TCAÎM est fière d’appuyer la Fondation Émergence, son organisme membre, pour le dévoilement de la Charte de bientraitance des personnes aînées homosexuelles. Cette Charte est également accompagnée d’une affiche et d’un dépliant, constituant, à eux trois,  les premiers éléments d’une trousse d’information destinée aux personnes œuvrant auprès des personnes âgées.  La TCAÎM soutient cette initiative qui vise une meilleure qualité de vie des aînés en favorisant l’inclusion de chacun peu importe leur orientation sexuelle.

Le dévoilement de la Charte a eu lieu le 9 août dernier aux Habitations Nouvelles Avenues en présence de la ministre responsable des Aînés, madame Marguerite Blais , de monsieur Roberto Bomba, membre du comité exécutif de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, et du président de la Fondation Émergence, monsieur Laurent McCutcheon.

Créée dans le cadre du programme « Pour que vieillir soit gai », la Charte propose des valeurs et principes en faveur des personnes de minorités sexuelles. Elle permet de sensibiliser et informer les personnes côtoyant ou œuvrant auprès des aînés à propos des réalités touchant les personnes homosexuelles et transsexuelles. La TCAÎM adhère au message véhiculé par les outils qui valorisent la diversité sexuelle chez les aînés, ainsi que le respect et la dignité de chacun.

Visionnez la vidéo suivante pour en apprendre plus sur le programme « Pour que vieillir soit gai ».

La Fondation Émergence est dédiée au bien-être et à l’égalité des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT). Elle est née en 2000 sur l’initiative du Centre d’aide, d’écoute téléphonique et de renseignements Gai Écoute.

Documents de la Fondation Émergence :

Cliquez ici pour lire le communiqué de presse de la Fondation Émergence
Cliquez ici pour télécharger la Charte
Cliquez ici pour télécharger l’affiche

La Fondation Émergence dans les médias :

Cliquez ici pour lire l’article de Radio-Canada Une charte pour favoriser l’inclusion des aînés homosexuels et transsexuels

Cliquez ici pour lire l’article de TVA Nouvelles Homosexualité : Une charte pour protéger les personnes âgées par Sarah Bélisle

Cliquez ici pour lire l’article du Journal Métro Un programme contre le racisme chez les homosexuels par Ariane Lefebvre

Quand je serai vieux, je serai un octo dynamo !

À quoi ressemble la vie à 80 ans ?  Il est aujourd’hui désuet de penser que la vie s’arrête à la retraite… Mais avons-nous évolué dans notre perception du vieillissement et des octogénaires ? Le réalisateur Michel Coulombe offre un angle original sur le vieillissement dans son documentaire Octos Dynamos, mettant en vedette des personnalités qui ont marqué plusieurs générations, soient quelques-uns de nos
« trésors nationaux » québécois.

Edgar Fruitier dans le documentaire Octos Dynamos

Diffusé il y a un mois sur les ondes de la chaîne TV5, Octos-Dynamos présente 9 artistes octogénaires : Janette Bertrand, Jacques Languirand, Antonine Maillet, Edgar Fruitier, Béatrice Picard, Richard Garneau, Monique Mercure, Fernand Dansereau et Jacques Godin. Le documentaire nous captive par des portraits de gens passionnés, énergiques, intellectuels et dotés d’une belle joie de vivre !  Ils témoignent aussi de leur désir de bouger et de rester en santé.  Le travail de Michel Coulombe met en valeur une vieillesse épanouie et dynamique, du travail aux loisirs en passant par une gamme variée d’émotions (bonheur, deuil, émerveillement,…).

Ces aînés inspirants nous parlent des difficultés qu’ils rencontrent avec l’avancée en âge, mais aussi de leur façon de s’adapter aux changements liés au vieillissement, notamment par l’humour. Par exemple, Richard Garneau ne cache pas son âge, mais il aime bien dire qu’il a « quatre fois vingt ans » !

Octos dynamos, un documentaire de Michel Coulombe. Producteur : Nancy Florence Savard. Québec. 2011.
Durée : 52 min.

Pour en apprendre davantage, visionnez l’entrevue réalisée par ZoneCulture avec Janette Bertrand, Béatrice Picard, Edgar Fruitier et Jacques Languirand.

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Campagne « Notre système de santé, on l’a à coeur »

Oyez Oyez !

La TCAÎM appuie la campagne de sensibilisation et de mobilisation « Notre système de santé, on l’a à coeur », lancée par l’AREQ.

Il s’agit de souligner l’attachement des personnes aînées envers un système de santé public, gratuit et accessible.

Pour toute information sur cette campagne, rendez-vous sur ce site : http://www.areq.qc.net/campagnesante

Québec, « Je me souviens »

Visionnez les trois capsules produites par l’AREQ : Des aînés qui se rappellent du système de santé, avant l’arrivée de la Régie d’assurance maladie du Québec, il y a 40 ans.

La campagne se poursuit tout le mois de février. Citoyens et citoyennes, vous êtes invités à signer une lettre d’appui envoyée au ministre de la santé. Si vous êtes attachés au système de santé public, prenez donc quelques instants pour signaler votre appui !