Table de concertation des aînés de l'île de Montréal

Quand cyclisme rime avec passion à 60 ans

Jean-Pascal Lion, fondateur du club de vélo de la FADOQ | Photo : Hugo-Sébastien Aubert

Connaissez-vous l’équipe de cyclisme L’Énergie grise ?

Elle se compose de sept cyclistes sexagénaires, formant la première équipe officielle de cyclistes vétérans de 60 ans et plus de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ). Un article de Cyberpresse leur a d’ailleurs été consacré. Parcourant à eux sept un total de 50 000 km au cours de cet été en participant à différentes compétitions, ces sportifs de haut niveau nous démontrent qu’on peut être au sommet de sa forme à l’âge de la retraite. « Notre grand plaisir, c’est d’aller chauffer les fesses du meneur des 50 ans et plus », affirme Jean-Pascal Lion, âgé de 64 ans, fondateur du club de vélo. Désormais lui-même à la retraite, il mentionne qu’il consacre plus de temps à son entraînement et qu’il est plus vigilant à l’égard de son alimentation.

Le célèbre adage « Un esprit sain dans un corps sain » est tout indiqué pour ces baby-boomers portant fièrement leur maillot bleu et orange. Les membres de cette équipe sont tous âgés entre 61 et 67 ans. Pierre Lécuyer, Montréalais de 61 ans, qui a remporté la deuxième place au Championnat du Québec sur route en 2010, mentionne que cela fait déjà une vingtaine d’années qu’il se sent au meilleur de sa forme. « Même à 60 ans, on est presque capables de faire la même chose que les jeunes de 30 ans », indique M. Lécuyer. L’Énergie grise a également pour mission de promouvoir la bonne forme physique.

On peut s’attendre à une plus grande présence de cyclistes sexagénaires dans les pelotons au cours des prochaines années, puisqu’un grand nombre de baby-boomers s’ajoutent graduellement aux participants des courses. Mise à part le risque de chutes, le vélo demeure un excellent sport pour les aînés, puisqu’il implique entre autres des mouvements rotatifs des jambes. Outre son bienfait sur les articulations, le vélo permet aussi de pratiquer une activité cardiovasculaire stimulante à partager en groupe.

L’Énergie grise donne certainement l’envie de rouler !

La Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) regroupe plus de 265 000 membres et consiste en le plus grand regroupement d’aînés au Canada.

Pour en savoir plus sur l’équipe L’Énergie grise sur le site de la FADOQ, cliquez ici.

Pour lire l’article de Cyberpresse, cliquez ici.

Quand je serai vieux, je serai un octo dynamo !

À quoi ressemble la vie à 80 ans ?  Il est aujourd’hui désuet de penser que la vie s’arrête à la retraite… Mais avons-nous évolué dans notre perception du vieillissement et des octogénaires ? Le réalisateur Michel Coulombe offre un angle original sur le vieillissement dans son documentaire Octos Dynamos, mettant en vedette des personnalités qui ont marqué plusieurs générations, soient quelques-uns de nos
« trésors nationaux » québécois.

Edgar Fruitier dans le documentaire Octos Dynamos

Diffusé il y a un mois sur les ondes de la chaîne TV5, Octos-Dynamos présente 9 artistes octogénaires : Janette Bertrand, Jacques Languirand, Antonine Maillet, Edgar Fruitier, Béatrice Picard, Richard Garneau, Monique Mercure, Fernand Dansereau et Jacques Godin. Le documentaire nous captive par des portraits de gens passionnés, énergiques, intellectuels et dotés d’une belle joie de vivre !  Ils témoignent aussi de leur désir de bouger et de rester en santé.  Le travail de Michel Coulombe met en valeur une vieillesse épanouie et dynamique, du travail aux loisirs en passant par une gamme variée d’émotions (bonheur, deuil, émerveillement,…).

Ces aînés inspirants nous parlent des difficultés qu’ils rencontrent avec l’avancée en âge, mais aussi de leur façon de s’adapter aux changements liés au vieillissement, notamment par l’humour. Par exemple, Richard Garneau ne cache pas son âge, mais il aime bien dire qu’il a « quatre fois vingt ans » !

Octos dynamos, un documentaire de Michel Coulombe. Producteur : Nancy Florence Savard. Québec. 2011.
Durée : 52 min.

Pour en apprendre davantage, visionnez l’entrevue réalisée par ZoneCulture avec Janette Bertrand, Béatrice Picard, Edgar Fruitier et Jacques Languirand.

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Les droits et libertés des personnes âgées

La TCAÎM est fière d’annoncer qu’elle appuie la Charte des droits et libertés des personnes âgées, créée par l’Observatoire Vieillissement et Société.

Cet écrit découle des principes fondamentaux issus des Chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés. Par contre, elle met l’accent sur des aspects spécifiques d’une grande importance chez les aînés, comme la lutte contre l’âgisme.

 

Nous pensons qu’en respectant ces lignes directrices, le bien-être des personnes âgées ne sera qu’augmenté.

 

 

Vivre sa sexualité, peu importe l’âge

Vous ne voyez pas d’avantage à vieillir? Au contraire, pense la sexologue Élise Castonguay. Pensons à la sagesse.  Si nous transformons cette notion dans la sexualité et l’intimité, on obtient beaucoup plus de profondeur.

« À partir du moment où le corps vieilli, il y a un second souffle où l’on peut se permettre d’aller dans des zones où on n’aurait pas eu l’occasion d’aller si on avait eu un corps super performant. On s’ouvre au niveau de la sensualité. On entre plus en contact avec notre partenaire. »

Comment se vit la sexualité chez les aînés? est la deuxième question que nous avons posé à la sexologue Élise Castonguay. Il s’agit de notre deuxième capsule en lien avec la sexualité des aînés.

À écouter!

Le style n’a pas d’âge #1

Une nouvelle chronique de mode style de rue : Le style n’a pas d’âge. Par le biais de cette chronique, nous vous présentons une personne qui se distingue par son sens du style, que ce soit par son élégance, son audace ou son originalité!

Marjorie Northrup, coordonnatrice des services alimentaires bénévoles du Centre d’action bénévole de Montréal

 

La couleur et l’éclat. C’est ce qui démarque cette femme un beau milieu d’une journée pluvieuse. Avec des bottes d’un rouge écarlate, et une écharpe assortie avec soin, Marjorie est loin de tomber inaperçue! L’ensemble est bien balancé par le choix d’un manteau texturé aux couleurs neutres. Le style n’a pas d’âge.

 

 


Portrait: Troquer la retraite pour combattre l’âgisme

Zoom sur le Dr André Davignon, un homme impliqué dans la lutte contre l’âgisme

Il sort habilement le iPhone glissé dans sa poche de chemise. D’un coup d’index, il montre fièrement la photo de son épouse, avec qui il est marié depuis 10 ans. À son avis, les gens sont toujours surpris de le voir utiliser un appareil électronique. « Vous savez vous servir de ça, monsieur, à votre âge? » lui a-t-on déjà demandé. « J’ai 80 ans », affirme le principal intéressé. « Est-ce que ça veut dire que je suis incapable de me servir d’un tel appareil? »

Le Dr André Davignon ne chôme pas. Ce cardiologue-pédiatre de formation est depuis 2003  à la tête de l’Observatoire vieillissement et société (OVS), un organisme à but non lucratif, qu’il a co-fondé afin de favoriser le bien-vieillir des personnes âgées. Cette initiative, œuvrant à partir du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, arrive à point. 300 000 personnes sont âgées de 80 ans et plus au Canada, et ce chiffre double tous les trente ans. Le but principal de l’Observatoire est de combattre l’âgisme. L’âgisme, c’est un ensemble d’attitudes négatives et de préjudices envers les aînés et le vieillissement. Souvent irrationnel, l’âgisme peut engendrer la marginalisation et la perte de pouvoir chez les personnes âgées.

 

Stéréotypées, les personnes âgées?

Le Dr Davignon affirme avoir connu l’âgisme sans s’en apercevoir. « À un certain âge, on veut te mettre de côté. Ça commence de façon assez insidieuse. »  Selon lui, quand un jeune se trompe, c’est parce qu’il apprend. Lorsqu’un jeune patron fait une gaffe, c’est la courbe d’apprentissage qui suit son cours, « mais quand une personne senior se trompe, c’est parce qu’elle est complètement dépassée. On ne lui pardonne pas! », explique-t-il. En l’espace de cinq ou six ans, le projet du Dr Davignon est devenu un incontournable dans le domaine de la lutte contre l’âgisme. Malgré cela, il lui est déjà arrivé qu’une infirmière l’aborde doucement alors qu’il se promenait dans les corridors de l’Institut de Gériatrie de Montréal : Monsieur, vous êtes perdu? Vous cherchez votre lit? « Non, non. Je travaille ici! » a-t-il répondu.

À l’âge de 60 ans, après des années de service, le Dr Davignon a ressenti une pression de la part de ses supérieurs pour qu’il prenne sa retraite. On l’écartait de la grille horaire. « Mais j’ai refusé de partir. J’avais la tête dure! Je suis capable de travailler, je veux travailler! » se disait-il à l’époque. Après quelques batailles épiques, il quitte finalement son poste à l’âge de 68 ans, au même moment où le gouvernement du Québec décidait de mettre massivement à la retraite des employés du réseau de la santé.

Alors qu’il partait vers la retraite, le cœur léger en compagnie de sa femme, cette dernière s’éteint d’une crise cardiaque. « À 68 ans, je me suis retrouvé avec la perte de mes liens affectifs et professionnels. J’étais isolé socialement. Quand tu as pris ta retraite, et que tu n’as plus ta femme, t’appelles tes anciens confrères, ils ne te rappellent pas! »

 

L’Observatoire

La fondation de l’Observatoire lui a en quelque sorte sauvé la vie. En 2000, un de ses amis lui conseille d’aller à l’Institut de gériatrie de Montréal pour se trouver une occupation ou faire du bénévolat. « Arrivé là-bas, je me suis dit : je veux empêcher les gens que je vois dans le corridor de rentrer ici. » Il a eu un choc. Il se rendait compte qu’étant déprimé, mangeant moins, ne prenant plus ses médicaments, ne faisant pas d’exercice, il risquerait l’ACV… et de se retrouver dans le corridor comme tout le monde. D’abord nommé conseiller scientifique, il fonde donc en 2003 avec le Dr Yves Joanette, directeur de la recherche et Jean-Pierre Thouez, géographe, professeur à l’Université de Montréal, l’OVS, une première mondiale.

Le Dr Davignon au travail avec Émilie Dessureault, coordonnatrice de l’OVS

L’Observatoire se veut une boîte à penser. Ici, on ne s’intéresse pas aux cas particuliers. « On parle bien sûr d’âgisme, mais aussi d’euthanasie, de rejet social, de la nouvelle génération de personnes âgées. » L’observatoire fonctionne avec des vigies. Certaines concernent la santé, d’autres le logement, la finance, le droit, la politique ou encore la qualité de vie. L’information est par la suite diffusée via leur site web (http://www.ovs-oas.org/), leur journal Le Gérophare ou par le biais de conférences.

 

Faire la guerre à l’âgisme

Dr Davignon est formel. Ce qui entretient l’âgisme en premier lieu, ce sont les médias. À son avis, si un journaliste rencontre trois personnes qui vont très bien, il n’y aura pas matière à faire un article. « Quand je regarde les journaux, ça donne l’impression que tout le monde finit en CHLSD, tout le monde se fait ébouillanter, les gens gardent leur couche pendant 15 jours… Mais il y a moins de 3 % des gens qui se retrouvent en CHLSD!  90 % des gens vieillissent bien! » À son avis, on ne parle pas assez des aspects positifs du vieillissement.

« Les personnes âgées coûtent cher, ruinent les plans de pension, sont plus malades que les autres, c’est ce qu’on entend tout le temps », clame André Davignon. « Dès qu’on retrouve un petit vieux en automobile perdu dans le champ, tout le monde se questionne : doit-on permettre aux gens de conduire à 70 ans? Ça ne finit plus, on est toujours attaqué. »

Dans l’optique de faire disparaître les stéréotypes des contenus médiatiques, l’Observatoire identifie l’âgisme dans les médias. Le but est de créer des standards, puis de suggérer des lignes directrices aux médias. Éventuellement, l’idée serait d’intégrer au code d’éthique et de déontologie actuel du Conseil de presse un article dédié à l’abolition de l’âgisme dans les médias.

 

Les secrets de la longévité

Le Dr Davignon soutient qu’il est scientifiquement prouvé que certains facteurs influent la durée de vie d’une personne, et ce, partout dans le monde. Tout d’abord, il y a l’activité. Il faut être actif et bouger. Ensuite, l’adoption d’une saine alimentation est de mise. Ajoutez à cela un niveau de stress bas et un peu de contact social, vous avez le secret pour vivre vieux! Cette recette semble fonctionner pour le Dr Davignon : « Je suis actif… je n’arrive pu! On a trop d’idées! Mais surtout, on s’amuse beaucoup ici à l’Observatoire. »

 

 

Le désir et la libido chez les aînés

 Le désir et la libido quittent-ils le corps rendu à un certain âge? Voici la question que nous avons posé à la psychologue Élise Castonguay, dans le cadre de nos capsules abordant la sexualité chez les aînés.

« On a l’impression souvent, qu’avec l’âge, la personne arrête de désirer et d’avoir de la libido », explique Élise Castonguay. En visionnant la capsule suivante, vous découvrirez qu’en fait, ce sont des concepts beaucoup plus larges, qui se transforment!

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Le bonheur en forme de « U »

Si certaines personnes ont la conviction que vieillir rime avec perte d’autonomie physique, problèmes de santé, et autres désagréments, des chercheurs pensent au contraire que les aînés gagnent en vieillissant ce que plusieurs passent leur vie à chercher : le bonheur.

Faites le test. Prenez deux groupes : un avec des gens âgés de 30 ans et l’autre des gens de 70 ans. Demandez-leur quel groupe d’âge est le plus heureux. Ils vous répondront tous sans hésitation que ce sont les personnes de 30 ans qui sont les plus heureuses. « Ça va de soi », penseront-ils! Maintenant, demandez-leur d’identifier individuellement leur niveau de bonheur personnel sur une échelle de 1 à 10. Contre toute attente, les sexagénaires sont les plus heureux!

Le chroniqueur et journaliste Yves Boisvert est formel à cet effet dans le Châtelaine d’avril 2011 : « vieillir, maintenant, c’est cool. » Boisvert faire référence à un article paru dans The Economist récemment. Le texte jette les bases d’un schéma plutôt inusité du bonheur.

Le bonheur suivrait une courbe en forme de « U ».  Cela signifie qu’au début de sa vie, l’être humain est somme toute heureux. Puis, du début de l’âge adulte, jusqu’à la moitié de sa vie, le bonheur dégringole…(la pointe la plus basse concorderait avec l’âge de 46 ans!) pour finalement remonter en flèche dans la cinquantaine et la soixantaine.

Source graphique: The Economist

Cette étonnante découverte découle d’une nouvelle façon de mesurer le bien-être global de la population. Des économistes ont décidé de ne plus tenir compte de l’argent, autrefois utilisé comme principal indicateur du bonheur.  Il a plutôt été décidé de poser des questions concrètes aux gens sondés. Elles ont été posées à 340 000 Américains de 18 à 85 ans. :

En prenant en compte de votre vie de manière globale, comment vous sentez-vous?

Hier, avez-vous ressenti de la joie? De la satisfaction? De la colère? Du stress?

Différents facteurs peuvent interférer sur le bien-être d’une personne, notamment; sa famille, sa situation économique, sa location géographie, etc. Toutefois, peu importe la nature de notre emploi, ou l’état de notre compte en banque,  la courbe du bonheur en forme de « U » demeure.  Le bonheur croit donc véritablement avec l’âge.

À la TCAÎM, nous pensons aussi que l’engagement des aînés et le fait qu’ils restent actifs et utiles à la société a un certain impact sur le bonheur…Il faudra en discuter avec ces chercheurs américains! Voir notre billet intitulé « Quand âge rime avec bonheur »

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