Table de concertation des aînés de l'île de Montréal

Pleins feux sur le style… à tout âge

La designer et ses mannequins. De gauche à droite : May Haddad, Joséphine Saardi, Fernande D. Rochon, Geneviève Delmas-Patterson, Josette Bourdage, Denise Destrampes et Louise Trudeau. Crédits photo : Geneviève

Plus on vieillit, plus notre corps change d’apparence. Il n’est pas toujours facile de s’habiller dans les boutiques quand notre taille devient moins définie, lorsqu’on perd de la fermeté aux bras et de la masse musculaire ou quand notre poitrine s’abaisse au fil du temps. C’est vrai, nous n’avons pas la même silhouette à 25 ans, à 45 ans, à 65 ans, à 85 ans…  que nous soyons un homme ou une femme. Quel impact cela a-t-il sur sa façon de s’habiller ?

Selon May Haddad, designer de vêtements Leo Danal, « il est important de tenir compte des changements du corps ». La designer était la conférencière de l’événement « La mode à tout âge », organisé par un de nos organismes membres, l’Observatoire Vieillissement et Société. Leo Danal est une marque de vêtements spécialisée pour les femmes âgées de 55 ans et plus. May Haddad est une des rares designers qui se spécialise dans la mode adaptée à cette clientèle.

L’époque des ensembles au même motif à fleurs qui faisaient très « petit kit », jupes plissées et robes à motif imprimé est révolue! Les femmes aînées souhaitent, depuis déjà plusieurs années, suivre les dernières tendances et adopter un style sans restriction, sans toutefois être trop révélateur. Pour certaines, trouver des vêtements qui nous mettent en valeur dans les magasins n’est pas chose facile. De plus, il faut savoir que les tailles sont rarement ajustées en fonction des besoins du corps des femmes âgées.

May Haddad a gradué du Collège Lasalle en Design de la Mode en 1996. Après avoir exploré le dessin de vêtements pour différentes catégories d’âge, elle s’associe en 2008 avec la marque Leo Danal pour se consacrer aux vêtements destinés aux femmes de plus de 50 ans, un créneau dans lequel la demande est croissante et pourtant où l’offre demeure assez mince.

Comment conçoit-elle ses vêtements ?

May adapte ses patrons au corps de la femme aînée. Par exemple, elle ajoute des épaulettes pour définir la forme des épaules, elle retire les pinces des chemisiers, elle agrandit la largeur des manches et allonge celles-ci, etc.

Balancer adéquatement sa silhouette

Pantalons ajustés, haut aux couleurs vives et à motif abstrait et bottes cavalières, Fernande D. Rochon arbore une tenue inspirée des plus récentes tendances de la mode. Crédits photo : Geneviève L.

May nous a donné de bonnes pistes d’habillement en fonction des principaux types de silhouette :

  • Silhouette Poire (hanches plus larges que le haut du corps) : Optez pour des chandails ou blouses avec épaules ou buste plissés, à motifs ou de couleurs vives pour attirer l’attention vers le haut.
  • Silhouette Pomme (buste plus large et bas du corps plus étroit) : Ajoutez du volume aux hanches, mais évitez des grosses ceintures.
  • Silhouette Banane (taille moins définie) : Accentuez davantage la taille pour la définir.
  • Silhouette Sablier : Vous avez l’embarras du choix, car vous êtes assez bien balancés en haut et en bas!

Regards sur la mode : Bref entretien avec les mannequins

Pour l’occasion, May Haddad, en collaboration avec l’OVS, a demandé à six femmes âgées de plus de 55 ans de défiler quelques vêtements de la collection.

Nous en avons rencontré quelques-unes avant le défilé.

Louise Trudeau, 66 ans, était à sa première participation à un défilé de mode. Pour elle, la vie après sa retraite lui permet d’accomplir des choses qu’elle n’aurait pas eu le temps de faire avant. Pourquoi pas mannequin d’un jour! Contrairement à plusieurs femmes, elle arrive encore à trouver son compte dans les magasins.

Louise Trudeau a choisi cette tenue pour ses détails féminins et son goût pour le blanc. Crédits photo : Geneviève L.

Vos séances de magasinage se passent-elles de la même façon qu’avant ?

Oui. Je ne rencontre pas de difficulté à me vêtir dans les boutiques. Je ne vois aucun changement encore lié à mon âge, donc j’arrive toujours à trouver ce que je veux.

Louise n’a jamais porté le jeans, car elle voulait porter autre chose que ce que les autres portaient. Son corps n’a pas vraiment changé, donc elle porte des vêtements plus anciens et achète en moins grande quantité, mais toujours d’aussi bonne qualité.

 

Joséphine Saardi, 75 ans, d’origine libanaise, était aussi à sa première participation à un défilé. Joséphine est la mère de May. Elle arbore fièrement sa chevelure colorée rouge.

Joséphine Saardi ravissante dans une tenue conçue par May Haddad. Crédits photo : Geneviève L.

Quel est votre principal critère lorsque vous magasinez ?

Les vêtements tendance. Je ne crois pas que la femme doit se sentir âgée et se restreindre dans ses choix vestimentaires. Elle doit y aller plutôt avec sa silhouette et sa personnalité. Il n’y a pas d’âge pour oser, il faut rester positif et choisir ce que l’on aime.

Denise Destrampes, également mannequin pour May Haddad, dit faire ses vêtements sur mesure quand elle en a le budget. Selon Denise, la collection présentée par May Haddad est appropriée pour les femmes aînées dont la morphologie change au fil du temps.

Denise Destrampes défilant devant le public et présentant les détails de la confection de son ensemble élégant.

Que pensez-vous de l’image de la mode féminine offerte par les boutiques actuelles ?

Il est souvent difficile de trouver une robe avec des manches pour les femmes qui souhaitent camoufler leurs bras. Généralement, la mode est cristallisée à 40 ans!

May Haddad se rend souvent à l’étranger pour assister à des conférences en Europe et se tient à l’affût des dernières tendances. Les vêtements conçus par May Haddad sont offerts à un prix très abordable, ne demandent pas de repassage et peuvent se transporter en voyage sans se froisser. Leo Danal offre des vêtements dans des tissus variés autres que le polyester et la marque est aussi destinée aux tailles fortes.

Présentement, May Haddad vend dans des résidences pour personnes âgées et offre un service de boutique à domicile Mode au Rendez-Vous.

Pour contacter May Haddad :
514-915-5344
modeaurendezvous.com
Boutique mobile de vêtements pour femmes. Pour groupes de 10 personnes et plus.

Des éléments de réflexion pour un débat sur la sécurité des piétons

En ce moment, on entend beaucoup parler des mesures d’apaisement de la circulation dans les milieux politiques montréalais. Qu’il s’agisse de rétrécissement des voies de circulation, de bollards ou de marquage au sol, ces interventions physiques sur l’aménagement urbain ont pour objectif de réduire la vitesse des automobiles et par conséquent, de réduire le nombre et la gravité des accidents de la route. Puisque la sécurité des piétons aînés sur l’île nous préoccupe particulièrement, il nous paraissait important de vous exposer certains éléments d’information pour voir plus clair dans ce débat.

Quelques chiffres

Saviez-vous que 46% des accidents impliquant des piétons au Québec ont eu lieu sur le territoire montréalais? Ces accidents sont en hausse, puisqu’en 2009, on comptait 85 blessés graves alors qu’en 2010, ce chiffre s’est élevé à 125. De plus, selon les données du SPVM: «La moitié des décès sur les routes de notre territoire implique des piétons. Les deux tiers d’entre eux ont plus de 55 ans» (Cyberpresse, 2010). Les aînés sont donc surreprésentés chez les piétons victimes d’accidents.

Deux approches pour diminuer le nombre d’accidents : modifier le comportement des usagers ou modifier l’aménagement des voies publiques

Il existe deux grandes approches pour s’attaquer aux accidents de la route.

La première vise à corriger le comportement des usagers de la route en passant par des actions d’éducation, de sensibilisation et de répression.

La seconde prône des aménagements urbains qui dictent la bonne conduite aux usagers de la route, entre autres par l’implantation de diverses mesures d’apaisement de la circulation (bollards, marquage au sol, élargissement des trottoirs, etc.).

Bien que l’éducation et la sensibilisation des usagers de la route soit sans contredit nécessaire, il nous apparait tout aussi important d’intervenir sur le facteur vitesse puisque les recherches prouvent que «  le nombre et la gravité des collisions ont tendance à augmenter avec celle-ci (Sergerie et al., 2005, dans INSP, 2012) ».

Aussi, faut-il rappeler que les temps de traverse sont souvent insuffisants pour la population aînée en perte d’autonomie et que la traversée de certaines artères tient parfois de l’exploit ? Malheureusement, le débat semble se cristalliser autour des dos d’âne qui ne constituent pourtant qu’une des nombreuses mesures d’apaisement de la circulation. D’ailleurs, cette mesure est certainement la moins efficace et la moins populaire tant chez le milieu associatif, chez la classe politique, que chez les citoyens, puisqu’on sait tous que les automobilistes ont tendance à ralentir à l’approche des dos d’âne, mais accélèrent tout de suite après…!

Alors, revenons à l’enjeu central : la sécurité pour les piétons de tous âges et entendons-nous pour faire changer ces statistiques alarmantes.

  • Pour en savoir plus sur les mesures d’apaisement de la circulation, visitez le site du Conseil régional en environnement en cliquant ici.
  • Pour visionner la capsule « le transport actif et les aînés » de la TCAÎM, cliquez ici.
  • Pour connaître les réalisations de la TCAÎM en transport et mobilité, visitez notre page en cliquant ici.

Série Les aînés inspirés, capsule #3: Ginette Sage, la voyageuse

Née à Montréal en 1941, Ginette Sage fait ses débuts en 1959 tout comme Jenny Rock au populaire cabaret montréalais, la Casa Loma. Elle fait partie ensuite de l’émission de variétés Le Club des Autographes sur les ondes de Radio-Canada dans laquelle elle est la chanteuse principale.  Elle est particulièrement connue pour la chanson « Normand », « C’est ma fête », mais aussi « Devant le Juke Box » avec Guy Boucher et « Hey Paula » avec Donald Lautrec. Toujours passionnée par la musique, Ginette Sage continue toujours aujourd’hui à être active sur la scène et offrir des spectacles.


« Si vous avez des rêves, essayez de les réaliser… »
- Ginette Sage


Lancement de la page MADA

Nous sommes très heureux de vous annoncer que la page Municipalité amie des aînés (MADA) est désormais en ligne! Vous pouvez y retrouver des informations générales sur la démarche, qui est déjà amorcée dans plusieurs villes de la province, mais surtout des précisions sur le processus MADA, actuellement en cours à Montréal. Il s’agit d’un outil de référence incontournable pour les Tables locales Aînés qui souhaitent s’impliquer dans leur milieu.

Nous vous invitons à consulter régulièrement la page MADA .  D’une part, vous pourrez y suivre les développements de la démarche MADA à Montréal. D’autre part, nous y partagerons les initiatives issues des travaux entre les arrondissements et le milieu associatif local qui s’inscrivent dans l’esprit MADA. À cet effet, nous souhaitons que vous nous fassiez part des bons coups qui ont ou ont eu cours sur votre territoire en nous contactant par courriel à info@tcaim.org ou par téléphone au (514) 286-8226.

Enfin, nous vous rappelons que la démarche MADA n’est pas un aboutissement mais bien un processus continu qui crée des milieux de vie où il fait bon vieillir. Pour ce faire, l’implication des aînés à court, moyen et long terme est essentielle. Nous vous invitons donc à vous faire entendre afin que Montréal soit réellement une ville amie des aînés!

Suivez aussi le blogue de la TCAÎM où des « billets » seront publiés régulièrement sur le thème de MADA.!

Pour accéder à la page MADA, cliquez ici

Pour accéder au blogue : cliquez ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Série Les aînés inspirés, capsule #2: Jenny Rock, la force tranquille

Née à St-Hyacinthe en 1946, Jenny Rock débute très tôt sa carrière de chanteuse et part en tournée dès 1959 avec la troupe de Jean Grimaldi aux côtés de Claude Blanchard et Jean Lapointe.  Devenue une vedette de la chanson québécoise grâce notamment à son succès « Douliou Douliou Saint-Tropez », Jenny Rock fait la première partie des Rolling Stones en 1965 à l’aréna Maurice-Richard et celle de Johnny Hallyday l’année suivante.  Parmi ses chansons populaires, on y retrouve : « Daddy », « Vas-y Vas-y donc », « Le Sloopy », « Donne Moi Ta Jeunesse Mal » et plusieurs autres. Jenny Rock poursuit sa carrière dans la chanson depuis 2009 avec son spectacle « Pack tes bagages », elle continue de réaliser plusieurs apparitions à la télévision ainsi que des collaborations au théâtre en tant que comédienne.


 « Il faut jamais dire qu’il est trop tard… » – Jenny Rock


On va s’aimer encore?

En cette Saint-Valentin, j’ai entendu la chanson On va s’aimer encore de Vincent Vallières à la radio, parlant de l’amour à tout âge. J’ai pensé tout de suite aux nombreuses « moitiés de couples » rencontrées en Centre d’Hébergement et de Soins de Longue Durée. Saviez-vous que si vous avez besoin d’aller vivre en établissement public, et que vous n’avez pas les mêmes problèmes de santé que votre conjoint(e), vous n’aurez pas le choix que de vivre dans deux lieux d’hébergement différents? Peut être que « vous vous aimerez encore », mais en tout cas, passé un certain âge, vous ne pourrez peut-être plus vivre ensemble…

Par exemple, si un couple souhaite aller vivre en établissement, mais qu’un des conjoints a un besoin continu d’assistance, tandis que l’autre nécessite de l’aide pour quelques tâches de la vie quotidienne seulement, alors ils seront sans doute orientés vers des établissements distincts. En effet, les centres d’hébergement accueillant des aînés dits  « semi-autonomes », n’hébergent généralement pas les aînés « en grande perte d’autonomie », et vice-versa.

S’il y a un jour où il faut réagir, c’est bien le jour de la Saint-Valentin! C’est effroyable de savoir que des couples sont séparés dans deux établissements différents, faute de place, faute de chambre double disponible, de maladies « compatibles », de degrés d’autonomie différents… Faute de chance? Aucune de ces raisons ne justifient à mes yeux tant de cruauté! De quel manque d’humanité ou de quelle absurdité faisons-nous preuve ? Bientôt, il faudra penser à réserver sa place en résidence au moment où l’on s’inscrit en garderie ou en CPE!

Parfois les vieux amoureux, aussitôt séparés dans leur logement respectif, vivent dans la solitude et l’isolement, privés d’Amour. Interruption d’amour après quoi, plus d’une cinquantaine d’années de vie commune? Cette réalité est dure à comprendre… on vient même nous piquer l’amour quand on est vieux? En attendant, pour se consoler, on peut toujours écouter la chanson de Vincent Vallières. Bonne Saint-Valentin à toutes et à tous!

 Quand on verra dans l’miroir, nos faces ridées pleines d’histoires […]
Quand la maison sera payée, qu’il restera plus qu’à s’aimer, […]
Quand nos têtes seront blanches qu’on aura de l’expérience,

Quand plus personne va nous attendre, qui restera plus rien qu’à s’éprendre […]
Quand les temps auront changé qu’on sera complètement démodés […]
Quand sans boussole sans plan, on partira au gré du vent! […]

…on va s’aimer encore.

Série Les aînés inspirés, capsule #1: Joël Denis, le passionné

Né à Montréal en 1936, Joël Denis est un chanteur, connu pour avoir co-animé avec Pierre Lalonde l’émission Jeunesse d’aujourd’hui à Télé-Métropole de 1962 à 1965. Il est également l’interprète de chansons à succès telles que « L’école est finie », « Ya Ya », « Hey Lolita » et « Quoi de neuf pussycat ». Il tient également le rôle principal dans le film Pas de vacances pour les idoles, sorti en 1965. Joël Denis retourne à son métier d’animateur entre 1972 et 1976 en compagnie de Pierre Marcotte et Shirley Théroux dans l’émission Les Tannants sur la chaîne TVA.  Il est un artiste de scène encore très actif en participant notamment à certains galas télévisés ou festivals de musique.  Une carrière qui bat son plein depuis près de 50 ans.


« C’est le système qui veut ça, arrivé à un certain âge, on veut nous accrocher… » - Joël Denis


À ne pas manquer : Les aînés inspirés, une série de vidéos signée TCAÎM

Vous pensez que la vie d’aîné est ennuyeuse ?

Soyez prêts à changer vos perceptions grâce à la série Les aînés inspirés ! Faites la rencontre d’idoles ayant marqué les générations 60-70 et de bénévoles d’associations montréalaises aux parcours étonnants.


12
personnalités participant à la vitalité du monde artistique et communautaire.

12 aînés qui nous partagent leur passion pour la vie, les obstacles auxquels ils sont confrontés et leur engagement à toute épreuve.

Ils se livrent à vous afin de raconter leur passé et leur présent… mais surtout leur présent ! Qu’ils soient professionnels, bénévoles, dévoués à leur famille ou à une cause (et parfois tout cela en même temps !)… Ils nous ont étonnés et ont suscité notre admiration. Nous espérons que comme nous, vous serez subjugués par tant de vitalité !


NE MANQUEZ PAS LE LANCEMENT DE LA PREMIÈRE CAPSULE VIDÉO À COMPTER DU 10 FÉVRIER 2012 SUR NOTRE BLOGUE ET NOS RÉSEAUX SOCIAUX !


Et suivez-nous à chaque semaine sur le blogue de la TCAÎM, Facebook et Twitter où nous y dévoilerons le portrait d’un aîné qui nous démontre que vieillir, c’est s’accomplir !


« La peur de vieillir abîme plus que l’âge »
Jeanne Moreau, en 2008, à l’âge de 80 ans.