Table de concertation des aînés de l'île de Montréal

L’âge d’or ne roule pas sur l’or

Crédit Photo : G. Lalonde

Durant les fêtes, les aînés montréalais devront profiter des derniers jours où ils bénéficieront du tarif réduit encore « raisonnable » des Muséums Nature de Montréal, soient le Jardin Botanique, l’Insectarium et le Biodôme.

En effet, pour l’an prochain, la Ville de Montréal prévoit une hausse importante des tarifs d’entrée, touchant particulièrement les aînés. Prenons l’exemple du « Forfait Nature » qui inclut l’entrée au trois installations : il passera de 11$ à 18$, ce qui représente une augmentation de 64% ! Il y a de quoi refroidir plusieurs amoureux de la nature et visiteurs réguliers des Muséums Nature, nombreux chez les aînés ! D’ailleurs, il faut savoir qu’en comparaison avec les tarifs associés aux autres catégories d’âge (enfants, étudiants, 18 à 64 ans), les 65 ans et plus, devront assumer la plus forte augmentation.

Pour certains aînés, cette situation signifie se priver d’une autre sortie ou s’obliger à en faire moins souvent… Ce sont en effet des endroits fréquentés par les personnes aînées qui, selon Statistique Canada, profitent d’un temps de loisir plus grand que les autres groupes d’âge (moins de 64 ans). TVA Nouvelles rapportait également que ce sont les aînés d’aujourd’hui qui ont contribué toute leur vie au financement des Muséums Nature. Mauvaise ironie du sort… Ce sont eux qui devront payer le plus ?

Les aînés sont-ils si riches que ça ?

Cette augmentation drastique de prix peut sembler un détail pour certains, elle semble peut être légitime pour certaines personnes qui croient encore que les aînés profitent tous d’une retraite dorée et dilapident leur argent en loisirs… Cette croyance est évidemment fausse. Dans le portrait de la population de 65 ans et plus de la Ville de Montréal de 2011, on observe que le revenu moyen des aînés était de 24 505$ (Stat.Can., 2006) contrairement au revenu moyen de la population totale qui est de 30 132$. En regardant de plus près les revenus des aînés, on observe que le revenu médian est de 19 620$, ce qui signifie que la moitié des aînés montréalais gagnent moins de 20 000$ par année. Avec un revenu inférieur à celui de l’ensemble de la population de Montréal, est-il justifié que les aînés représentent le groupe d’âge le plus sévèrement touché par cette hausse de tarifs ?

Selon le document « Vieillir à Montréal » de la Direction de la santé publique, publié en 2008, ce sont 28% d’aînés qui vivent sous le seuil du faible revenu à Montréal, une proportion qui demeure plus élevée que celle pour l’ensemble du Québec, qui est de 20%. Des chiffres qui démontrent une fois de plus la situation précaire de nombreux aînés montréalais.

Un accès équitable aux Muséums Nature pour tous est plus que souhaitable. A l’heure où Montréal s’est engagée à devenir une « municipalité-amie des aînés », nous souhaitons que de telles mesures qui ne prennent pas en compte les conditions de vie et de revenus des aînés, ne voient plus le jour à Montréal.

Cliquez ici pour visionner le reportage de TVA

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Merci de nous lire et nous en profitons pour vous souhaiter de très joyeuses fêtes !

Vieillir dignement

Au Québec, la région de Montréal est, on le sait, la plus touchée par l’itinérance. Ce que l’on sait moins, c’est que ce phénomène prend de l’ampleur, et que les organismes  venant en aide aux personnes démunies accueillent de plus en plus de personnes aînées itinérantes. En effet, de nombreux aînés vivent seuls et possèdent un faible revenu. Les personnes qui vieillissent seules sont plus sujettes à se retrouver en situation de pauvreté ou à souffrir d’exclusion sociale. Ils représentent donc une population vulnérable, concernée de près par le phénomène d’itinérance.

Quelles sont les causes de l’itinérance ?

Les aînés vivant en situation d’itinérance le sont pour diverses raisons et souvent, pour plusieurs raisons à la fois. Par exemple, une personne aînée peut se retrouver dans la rue à la suite de la dégradation de sa propre santé physique qui n’est pas soignée, d’une dépendance aux drogues , à l’alcool et/ou au jeu, au manque d’accès à un logement abordable, à la perte d’un être cher ou de conflits familiaux, de problèmes de santé mentale, etc. Plusieurs facteurs sociaux, économiques et politiques expliquent le phénomène de l’itinérance, notamment la désinstitutionalisation qui a laissé à eux-mêmes de nombreuses personnes souffrant de troubles mentaux sévères. Pour en savoir davantage sur les différentes causes de l’itinérance, cliquez ici.

Une population croissante de femmes itinérantes aînées

Parmi les personnes aînées, le nombre de femmes itinérantes s’accroît davantage que les hommes. Cela n’est pas étonnant quand on sait qu’elles sont plus nombreuses à vivre seules et à détenir un faible revenu. Selon un rapport du Secrétariat à la condition féminine publié en 2010, le revenu moyen des femmes de 65 ans et plus était d’environ 22 500$ par an, contrairement à 32 500$ pour les hommes. La pauvreté des femmes à la retraite est un fait dont on parle peu. Pourtant saviez-vous que près des trois quarts des femmes âgées vivent avec des revenus annuels inférieurs à 20 000$ ? Saviez-vous aussi que 60% des femmes de 65 ans et plus vivaient seules en 2008, alors que c’est le cas de 29% des hommes du même âge ? (Secrétariat à la condition féminine. L’égalité entre les femmes et les hommes au Québec : Faits saillants. 2010)

Un rapport de l’Armée du Salut de 2008 présentait déjà ce phénomène : « Au Québec, on assiste à une féminisation de l’itinérance. Les centres d’hébergement pour femmes gérés par l’Armée du Salut à Montréal et à Québec ont enregistré des taux d’occupation maximaux ». (Le phénomène de l’itinérance au Québec, Armée du Salut – division Québec, 2008)

Le 24 novembre dernier, plusieurs ressources spécialisées dans l’aide aux femmes itinérantes, soient,La rue des Femmes,L’Auberge Madeleine,Chez Doris,Le Chaînon et lesMaisons de l’Ancre ont dénoncé en conférence de presse le manque de ressources pour combler les besoins croissants des femmes en situation d’itinérance comprenant les femmes aînées.

Briser l’isolement et retrouver sa dignité

Par ailleurs, l’organisme P.A.S. de la rue, voué aux personnes de 55 ans et plus en situation d’itinérance ou de grande pauvreté, a inauguré le 23 novembre dernier son nouveau centre au 1575, boulevard René-Lévesque, dans le quartier Centre-Sud de Montréal, où se trouve une forte proportion de personnes itinérantes. L’organisme offre plusieurs ressources d’aide et d’accompagnement, notamment à l’égard de l’alimentation, de la santé et du logement.

Le P.A.S. de la rue offre également un programme d’action vers l’autonomie pour les personnes âgées de 50 ans et plus afin de trouver des pistes de solutions concrètes pour les aider à sortir dela précarité. De plus, l’organisme détient aussi un programme d’employabilité chez les travailleurs âgés. Josiane Akrich, intervenante au P.A.S. de la rue, confirme qu’il y a une croissance de la précarité à Montréal, puisque l’organisme accueille toujours de nouveaux usagers qui vivent, pour plusieurs, avec un revenu annuel de moins de 10 000$, soit sous le seuil de la pauvreté. Notons que la clientèle de l’organisme est toutefois encore majoritairement masculine. L’itinérance chez les femmes serait-elle un plus grand tabou ?

Unis pour la même cause

De nombreux organismes tels que Le P.A.S de la rue, la Maison du Père, l’Armée du Salut, Mission Old Brewery, La Rue des Femmes, le Chaînon et bien d’autres, accompagnent et améliorent la qualité de vie des personnes itinérantes. Il s’agit d’un travail quotidien, de longue haleine, dans lequel le service offert autant que le suivi apporté sont nécessaires.

Le soutien envers ces organismes est essentiel pour lutter collectivement contre le phénomène de l’itinérance, particulièrement chez les aînés. L’approche des Fêtes s’avère un prétexte idéal pour s’interroger sur la question et surtout, poser un geste envers ceux qui œuvrent pour les plus démunis.

Webcam 101 pour les aînés

Bruce Huffman, 86 ans et Esther Huffman, 79 ans, un couple d’aînés de la résidence pour retraités Hillside de la ville de McMinville dans l’état de l’Oregon n’imaginaient pas la célébrité instantanée qu’ils allaient connaître après avoir fait l’essai de leur webcam sur leur tout nouveau ordinateur portatif.

Cette histoire a fait écho… très loin… par-delà les frontières de leur propre pays, au Canada et au Royaume-Uni. Ils ont même été mentionnés au Today Show et Good Morning America, deux émissions de télévision populaires aux États-Unis.

Ces débutants de l’Internet (ils le mentionnent eux-mêmes) ont enregistré en août dernier un court vidéo avec leur webcam en ne pensant pas que celle-ci était en marche. Leur tentative d’explorer cet appareil, qui a été ensuite diffusée par leur petite-fille sur le réseau social YouTube, est véritablement devenue une vidéo virale. Plus de 9 millions de vues ont été notées sur la vidéo et on y compte plus de 62 000 « j’aime », un succès retentissant auprès des internautes qui lui accordent pour la majorité des commentaires positifs en affirmant que la vidéo est une vraie source de bonne humeur!

Ce couple nous rappelle que nous ne sommes peut-être pas au même niveau de connaissances technologiques, mais que la curiosité peut nous pousser à vouloir apprendre et ce, quelque soit notre âge. Bruce et Esther s’amusent devant une caméra et font preuve d’autodérision. Pour sa part, Esther mentionne qu’elle ne savait pas réellement si la webcam était en marche et ne connaissait pas YouTube. Malgré la rapidité à laquelle la vidéo a circulé sur Internet, elle se dit toutefois satisfaite que les gens apprécient la vidéo.

Pour l’instant, aucune suite ne sera donnée à cette vidéo, mais ce couple a sûrement fait de bons progrès dans l’utilisation de leurs nouveaux appareils.

Visionnez la vidéo :

Commentez la vidéo Webcam 101 for Seniors directement sur notre blogue, selon vous, quelle image donne-t-elle des aînés ?

Rire de vieillir, pourquoi pas?

Rire de soi de temps en temps n’est pas coutume et Lise Dion excelle dans cet art! Avec son tout nouveau «one man show», Le temps qui court, la reine de l’humour a fait un retour remarqué sur les planches du Théâtre St-Denis en novembre dernier, après six ans d’absence. Débordante d’énergie, Lise Dion a une fois de plus réussi à séduire la foule par ses blagues qui traitent entre autres de son poids et de son âge, deux sujets pour lesquels il est bon d’en rire un peu, puisqu’au fond… on y fait tous face.

Lise Dion fait preuve d’audace en faisant une remarque à propos de son âge : «J’ai vieilli, je commence à aimer les fleurs de plastique». Cette phrase a eu tout un succès devant le public qui était en grande partie composé de spectateurs âgés dans la cinquantaine, soit de la même génération que Lise Dion.

Parmi les personnages appréciés du spectacle, l’humoriste incarne une dame âgée de 92 ans qui habite dans un C.H.S.L.D., dénonçant à sa manière, les centres pour personnes âgées. «Elle se montre intransigeante et surtout très drôle», souligne Raphaël Gendron-Martin du Journal de Montréal.

Cliquez ici pour lire l’article du Journal de Montréal, 18 novembre 2011

Lise Dion a de la misère avec son ordinateur et son fax

Même si ce numéro d’humour ne fait pas partie de son plus récent spectacle, nous vous le proposons puisqu’il nous démontre que la technologie, c’est pas toujours évident! Pour les générations qui ne sont pas nées devant un clavier d’ordinateur ou presque, l’informatique peut devenir un défi et une aventure très comique. Ce numéro d’humour de Lise Dion nous fait pleurer de rire. Et vous?

La TCAÎM présente toutes ses sympathies à la famille de Claude Major

Claude Major, ancien directeur de l’AQDR nationale pendant 9 ans, est décédé subitement. Les aînés montréalais perdent un défenseur des droits des retraités, et l’Observatoire Vieillissement et Société, l’un de nos organismes membres, perd un bénévole qui s’était engagé à leurs côtés depuis qu’il avait pris sa retraite en juin dernier. Nous sommes attristés de cette nouvelle et nos meilleures pensées vont à sa famille et à tous ceux qui l’ont côtoyé ces dernières années.

Joséphine Loock, coordonnatrice de la TCAÎM.